Les dures lois de la Com' Communication Com'ON

Les « dures lois » de la Com’

Souvent précurseur, le milieu de la communication est occasionnellement à l’origine de nombreuses législations qui tentent de lui donner un cadre.

Les agences et enseignes doivent alors redoubler d’inventivité pour respecter les lois tout en transmettant de manière correcte leur message. <— Le singulier a son importance, un seul message, clair,  par campagne, sinon il perd de sa force et surtout de sa compréhension.

Pour bien comprendre comment utiliser à bon escient les codes de la communication et ceux de la loi, voici quelques exemples, parfois oubliés, parfois occultés de pratiques en situation.

J’ai droit, j’ai pas droit !

En Evénementiel :

« J’ai le droit de distribuer des flyers aux passants qui se montrent désireux de les recevoir sur une grande avenue piétonne de ma ville ? »

Oui, et Non… et ça dépend.

À propos du street-marketing, on s’aperçoit qu’auparavant facilement autorisé, il  l’est de moins en moins, … ou autorisé mais payant.

Chaque ville juge les règles et lieux qu’elle autorise.

Pour exemple à Paris, il est interdit de distribuer des flyers à :

Place de l’Etoile / Avenue des Champs Elysées / Grands boulevards (de la place de la Madeleine à la place de la République) / Rue de Rennes (de la place du Québec au Boulevard du Montparnasse)  / Boulevard Saint Michel (de la place Saint Michel au Boulevard du Montparnasse) / Place Henri de Montherlant  / Rue de la Légion d’Honneur.

Et… Dans les zones piétonnes, Dans les jardins publics ,au cours des manifestations sportives

Cela laisse peu de place pour une communication massive…

Pour Lyon, la distribution de prospectus et de tout autres objets publicitaires est interdite (sauf demande exceptionnelle auprès de la mairie) de 11h à 19h sur :

Street Marketing (Agence IZI Event) flyer foire de Lyon

Rue de la République / Place de la République / Place Le Viste / Place Bellecour / Rue Victore Hugo / Rue de la Charité / Place des Cordeliers / Place de la Bourse / Place des Terreaux / Rue de Brest / Rue Paul Chenavars / Rue Saint Jean / Rue Lainerie / Place Ampère / Quai Victor Augagneur / Quai Général Sarrail et Rue Vauban…

Nous avons pourtant tous vu, ou même reçu des cartes de visites, goodies ou autre… dans ces rues. Car même s’il existe beaucoup de lois pour interdire, les sanctions ne se font pas toujours.

« J’ai le droit de distribuer des flyers à + de 15 mètres d’une gare. »

Oui, si l’on choisit ses mots. La plupart du temps, il est interdit de le faire « aux abords » des gares, aéroports … Si l’on juge que les abords sont compris entre 0 et 12 mètres, alors notre opération de street-marketing peut se poursuivre. (Actuellement rien n’est clairement stipulé d’après la législation sur ces « abords » et ce vide juridique permet de « jouer avec la règle. »)

La ville de Grenoble, avec une mairie écolo, a crée une Charte du bon diffuseur qui permet au annonceurs de montrer leur compréhension du cadre mis en place et leurs bonne intention en respectant ce cadre. Charte du bon diffuseur simplifiée GRENOBLE

Inversement, à Annecy il sera très difficile d’organiser un évènement ou une opération de street marketing.

Au niveau du digital

« J’ai le droit de demander à ma communauté FaceBook de liker/partager ma page ! « 

« Participez à notre concours, Liker ce post, notre page et partagez-la ! »

Non, c’est Interdit.

Interdits

Il ne peut en aucune façon être demandé un partage lors d’un concours, que ce soit sur le profil du participant ou sur celui d’un ami.

Mettre un « like » de page comme critère de participation obligatoire.

Possibilités

On peut encourager les participants à aimer et/ou commenter la publication (notamment en taguant un ami).

On peut aussi leurs demander d’envoyer un message à notre page pour qu’ils nous transmettent leurs coordonnées (prise d contact directe)

Enfin il est également possible de les faire publier des informations sur notre page (photos, vidéos, textes …)

 

 

Devoirs

Il est indispensable de préciser que Facebook se dégage de toute responsabilité en cas de contentieux,  et qu’il n’est pas organisateur du-dit concours. Pour cela le règlement du concours (qui doit être transmis ou consultable par l’ensemble des participants) doit contenir 2 éléments  :

une décharge protégeant Facebook dûment remplie par chaque participant, et une mention que la promotion n’est pas gérée ou parrainée par Facebook.

Vu à  la TV !

« Je peux demander à la chaine d’augmenter le son de ma publicité TV ou le son de la télé des spectateurs. »

Oui et Non.

Il existe une marge de manœuvre sur chaque fréquence entre l’amplitude initiale et

l’amplitude maximale autorisée.

Pub TV Son Com'ONEn jouant sur l’opération de compression dynamique du son, qui consiste à relever l’amplitude des fréquences qui sont utilisées en dessous du niveau maximal, on augmente significativement l’intensité perçue sans « augmenter le son » de l’appareil. Cette démarche est cependant de moins en moins utilisée car très mal perçue, mais de nombreux annonceurs la demandent.

« Je peux faire une coupure pub de 15 minutes toutes les heures sur ma chaine TV. »

Non !

Sur les chaînes diffusées par voie hertzienne terrestre (c’est-à-dire la TNT), le temps maximal consacré à la publicité est limité à neuf minutes par heure en moyenne quotidienne et à douze minutes pour une heure d’horloge donnée.

Exception : les nouvelles chaînes de la TNT bénéficient de règles allégées pendant un délai de sept ans.

De plus, depuis le 5 janvier 2009, les chaînes de France Télévisions (France 3 Régions exceptées) ne doivent plus diffuser de publicité de marques de 20 heures à 6 heures du matin.

« Cinéma »

« Je peux faire la promotion de mon film à la télé lorsqu’il est à l’affiche. »

Non.  La publicité pour un film en cours d’exploitation en salle ou en passe de l’être est interdite sur les chaînes de télévision, à l’exception des services de cinéma distribués (Application VOD, chaînes spécialisées…)

La radio :

Média souvent oublié mais toujours très actuel, bien qu’ancien, selon la cible. On ne peut néanmoins pas faire autant de publicité qu’on le croit.
(Même si entre chaque morceau de notre radio favorite nous avons l’impression de devoir écouter la publicité Carglass® !)

Pour chaque antenne, le temps maximal consacré à la publicité ne peut excéder :

Radio

17 minutes par jour en moyenne par trimestre civil ;

30 minutes pour un jour donné ;

– 3 minutes par jour en moyenne annuelle entre 7 heures et 9 heures ;

– 8 minutes pour un jour donné entre 7 heures et 9 heures ;

1,30 minute pour chaque séquence de messages publicitaires entre 7 heures et 9 heures.

Le Cas délicat du Tabac.

« Je peux faire la publicité de ma marque de tabac si je ne cite que les origines et la qualité des matières premières. »

Non, la loi du 10 janvier 1991, dite loi Évin, dont les dispositions sont aujourd’hui intégrées au Code de la santé publique, a introduit une interdiction globale de publicité et de propagande en faveur des produits du tabac.

La délibération du 17 juin 2008 relative à l’exposition des produits du tabac, des boissons alcooliques et des drogues illicites à l’antenne édictée par le Conseil reprend cette interdiction générale.

Cependant, cette interdiction peut être écartée pour permettre aux diffuseurs français de retransmettre une épreuve de sport mécanique se déroulant à l’étranger et comportant des panneaux publicitaires en faveur de produits du tabac.

Lors de l’apparition de la cigarette électronique, il a fallu énormément de temps à la législation pour statuer sur les possibilités de communication de ce nouvel arrivant. Nous avons donc pu voir quelques publicités digitales et télévisées dont voici un des exemple les plus épurés.

Depuis les e-cigarettes et leur communication sont bien plus surveillées et régulées.

Alcool à la cool ?

 « Lorsque je vend de l’alcool je dois obligatoirement  mettre « À consommer avec modération » ! »

Et bien, non.

Sauf cas particuliers, les publicités doivent comporter un message sanitaire préventif « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé ». La mention « À consommer avec modération » installée par l’usage n’est pas réglementaire.

De plus la loi limite les contenus des publicités en faveur des boissons alcooliques à leurs éléments dits « objectifs » (origine, description, mode de consommation, etc.).

Il est possible de présenter le produit et ses caractéristiques sans pour autant « inciter » à la consommation.

La publicité à la télévision pour les boissons comprenant plus de 1,2 degré d’alcool est interdite.

 

Caramel au beurre salé

On finit en vous rappelant de ne pas manger trop gras, trop sucré et trop salé ! (Dommage pour les bretons et leur trio gagnant !)

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